fr

fr

Actualités

Zoom sur les personnes handicapées visuelles au Niger

Par rapport à la population handicapée, les personnes handicapées visuelles sont au total 51571 personnes, soit 0,30% de la population totale, selon les statistiques du RGP/H de 2012). Au Niger, les personnes handicapées visuelles vivent pour leur majorité dans des conditions de vie précaires en campagne comme en ville.

Elles vivent dans des quartiers défavorisés et le plus souvent insalubres. Majoritairement démunies, les personnes handicapées visuelles peinent à répondre aux besoins quotidiens de leurs familles. Certaines donc, font recours à la voie de la facilité et s’adonnent à la mendicité. D’autres par contre travaillent dignement pour joindre les deux bouts. Ainsi, hormis la kinésithérapie, l’enseignement, la fabrication du grillage, de la craie, du paillasson, le tissage des chaises, l’on retrouve les personnes handicapées visuelles dans toutes les activités ne nécessitant pas la vision. Les femmes, elles, exercent des activités génératrices de revenus grâce aux charrettes azines, acquises avec l’appui des partenaires, et quelques fois à la fabrication du savon liquide.
Les principales difficultés aux quelles sont confrontées ces personnes dans l’exercice de leurs activités sont la rareté de la matière première, la mévente, l’absence des ateliers de proximités (ateliers fixes) et des documents braille pour les 69 enseignants handicapés visuels que compte le Niger. La FNPH, organe moteur pour la promotion des droits des personnes handicapées, sert de relai entre l’UNAN et le Ministère de la population. Ce dernier lui, joue le rôle de médiateur entre la FNPH et les autres ministères. Aussi ils participent tous deux à la formation, à la sensibilisation, et au plaidoyer en faveur de l’insertion sociale des personnes handicapées visuelles. Pour M. Moussa Nasser, président de l’UNAN, l’unique alternative pour une réelle prise en charge des personnes handicapées visuelles serait de consacrer ne serait est ce que 1% de la consommation nationale aux produits des personnes handicapées visuelles.
S’adressant particulièrement aux institutions et sociétés publiques, M. Moussa Nasser souligne : « Des sociétés comme la NIGELEC, l’hôpital national et le programme 3N peuvent par exemple créer des grands centres de fabrication de produits, chacun en ce qui le concerne. Les paillassons pour la NIGELEC et pour l’hôpital, le grillage pour les 3N et la craie pour le compte des Ministères de l’enseignement. Si chacune de ces parties pouvait utiliser la main d’ œuvre des personnes handicapées visuelles, je crois que nous n’en serons pas à ce stade de lutte contre la mendicité. A mon avis, c’est la seule solution, c’ est d’ utiliser ce que produisent nos artisans handicapés ».

Bissoundi Zeinabou pour la FNPH

Recherche sur


Bulletin

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez par e-mail l'actualité