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Violences Basées sur le Genre (VBG) : Violences faites aux femmes handicapées, un fait social inacceptable

Les personnes handicapées ont 130 % plus de risques d’être victimes de violence que des personnes non handicapées. Pour les femmes handicapées, ce sont les problèmes de violence domestique et sexuelle qui sont les plus connus. 

« Le risque de violence sexuelle pour les femmes est d’autant plus élevé que leur handicap implique généralement une grande proximité et dépendance avec un ou plusieurs adultes de leur entourage et parce que des stéréotypes sociaux et culturels font que les femmes et les filles n’ont pas le droit de gérer leur propre vie sexuelle et santé reproductive » explique Muriel Mac-Seing, qui traite des questions de VIH/sida et de protection à l’enfance et contre les violences liées au genre chez Handicap International.

« Dans des provinces en Afrique par exemple, je vois souvent des femmes handicapées être abusées sexuellement : leurs familles ne disent rien et sont souvent complices en taisant l’événement de peur d’être stigmatisées elles-mêmes. Elles partent du principe que ces femmes n’ont aucun droit et ne peuvent donc pas refuser une relation sexuelle, même si l’homme est saoul, agressif ou séropositif. L’infection au VIH et les grossesses non désirées sont des problèmes majeurs pour les femmes et les filles handicapées. »
« Et parfois, des femmes handicapées peuvent êtres stérilisées de force et obligées d’abandonner une grossesse volontaire avec l’excuse paternaliste ‘‘c’est pour leur propre bien’’ »,déplore Muriel. Une étude faite par les Nations Unie montre qu’à Odisha (Inde) 6 % des femmes handicapées ont été stérilisées contre leur gré.

Les violences émotionnelles telles que les discriminations et les stigmatisations leurs font aussi des frais.
« Il n’y pas que la violence directe », souligne Muriel. « Les femmes handicapées sont souvent exclues des services de base, comme la santé, l’éducation ou n’ont pas droit au travail. » Une étude dans la Province de l’Ouest Rwanda réalisée par Handicap International révèle une spirale vicieuse. La privation du droit à la scolarisation renfonce l’ignorance de leurs droits et donc l’acceptation des situations dégradantes et violentes. En plus, la vulnérabilité économique, liée au genre et au handicap, crée un environnement propice aux maltraitances et exacerbe la paupérisation des personnes handicapées touchées ainsi que de leurs familles.

« Agir contre les violences faites aux femmes et filles handicapées doit donc être une des priorités dans les actions des Nations-Unies », soutient Muriel au nom de l’International Disability and Development.

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