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"Villes Inclusives" : des recommandations non négociables

[fr]Retour sur la session « Villes inclusives : pour une meilleure implication des populations discriminées et exclues », organisée dans le cadre d'Africités Dakar 2012[en]Flashback on the session "Inclusive Cities: Improving Involvement of people marginalised and discriminated against"organized the summit Africities Dakar 2012

Dans le cadre du sommet Africités, le projet DECISIPH a tenu une session spéciale le 6 décembre, de 9h30 à 13h, sur le thème « Villes inclusives : pour une meilleure implication des populations discriminées et exclues ».

Le rapport de session est désormais disponible.

Les discussions se sont tenues sous la présidence de Mme Aissata Tall Sall, Députée-Maire de Podor, l’un des partenaires du DECISIPH au Nord du Sénégal. Les interventions ont porté dans un premier temps sur la question de l’accessibilité des services locaux de base aux personnes handicapées. Mariame Dem, directrice régionale de l’ONG WaterAid au Sénégal, a ainsi mis en exergue des bonnes pratiques ouest-africaines d’accès inclusif à l’eau et aux sanitaires.
M. Raymundo Nonato, de la mairie de Salvador de Bahia, et M. Heron Cordeiro, de l’ONG Vida Brasil, ont ensuite partagé leur expérience des politiques publiques locales d’accessibilité au Brésil.
Ce moment d’échange a aussi été l’occasion pour le projet DECISIPH de partager son film de capitalisation sur le développement local inclusif : « Construire un développement local pour tous : Expériences et défis en Afrique de l’Ouest ». S’appuyant sur ces exemples pratiques et concrets, Mylène Lavoie, spécialiste des politiques Gouvernance et Développement local au centre régional du PNUD, a, pour finir, ouvert la discussion sur les enjeux d’inclure tout le monde dans l’agenda de développement post-2015, en rappelant notamment l’importance du travail de concertation et de sensibilisation dans les structures où sont prises les décisions.

Les échanges qui ont suivi ont permis de livrer un certain nombre de recommandations à l’adresse des différents acteurs du développement local.

1) Principes fondamentaux :
- Les collectivités locales et gouvernements locaux s’engagent à faire de l’inclusion et de l’équité des principes non négociables.
- L’inclusion des groupes discriminés (personnes handicapées, femmes, pauvres, personnes âgées, personnes vivant avec le VIH …) est de la responsabilité de tous, à la fois en tant qu’individu et en tant que collectif.
- La volonté politique des élus doit être accompagnée d’une citoyenneté responsable.

2) Les différents acteurs : gouvernements locaux, gouvernements nationaux, société civile, partenaires au développement et citoyens doivent ouvrir les yeux sur les discriminations vécues par certains groupes de la population, tels que les personnes handicapées, les femmes, les pauvres, les personnes âgées... Il leur faut prendre conscience de l’existence de barrières et d’obstacles à la pleine participation sur la base de l’égalité avec les autres, comprendre leur situation vécue au quotidien, leurs difficultés particulières, être convaincus et s’engager pour les inclure dans le développement et la gouvernance locale. 

3) L’action doit être concrète et concertée à partir du territoire le plus petit, car il est en même temps le plus partagé. La collectivité locale représente la première "unité du vivre ensemble". Il faut réaffirmer l’importance de l’espace local de proximité comme espace d’intervention et d’action, et considérer que les communes et les régions constituent un échelon d’une importance capitale pour l’ancrage des politiques locales inclusives de développement et des stratégies élaborées de façon participative. Toutes les composantes/parties prenantes du territoire doivent prendre leur juste part dans l’élaboration de ces politiques et stratégies.

4) Les Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique et leurs partenaires au développement doivent prendre la résolution que l’inclusion doit être au centre des préoccupations de l’agenda post-2015 et des indicateurs spécifiques doivent être élaborés pour s’assurer de l’atteinte des objectifs en faveur des populations les plus discriminées et exclues.

5) L’inclusion doit être la nouvelle dimension de nos gouvernances.

A la grande satisfaction des panélistes et participants, le principe d’inclusion a été intégré à la déclaration finale et aux recommandations finales diffusées par CGLUA à l’issue du sommet. En outre, les organisations de personnes handicapées ont été reconnues dans le document final, au même titre que les associations citoyennes, les mouvements de jeunesse, de femmes, les professions libérales, les entreprises.

Sur le même sujet :
- Note de la session
- "Villes inclusives" : le DECISIPH à Africités-Dakar du 4 au 8 décembre 2012
- Ouverture du sommet Africités Dakar 2012 pour le DECISIPH et ses partenaires (communiqué de presse)
- Numéro spécial de la DECISIPH Newsletter sur la participation du projet DECISIPH et des fédérations partenaires à Africités

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