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Activités

Sénégal : la FSAPH en planification annuelle des activités de l’an 2020

La fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées a enclenché la planification de ses activités relatives au projet de participation politique et citoyenne cette opérations consiste en l'acte de prévoir et d'organiser pour une durée d'un an les activités qu'elle entreprendra.

Les 1er et 2 Février 2020 au centre Santé Service Hyacinthe Thiandoum, s’est tenu l’atelier de planification annuelle du projet de participation politique.
Elle a eu lieu dans un contexte dialogue national où seront discutés inévitablement les manquements du système électoral. Cela constitue une opportunité pour la FSAPH de pouvoir poser les problèmes d’accessibilité, d’œuvrer pour l’ouverture du système politique aux personnes handicapées. La finalité sera d’augmenter la participation politique et citoyenne des femmes et des hommes handicapés en favorisant leur représentation et leur participation dans les dynamiques de développement et aux élections.

L’état d’avancement du projet fut présenté respectivement par les points focaux.
C’est ainsi que le point focal national introduisit son intervention par la présentation des enjeux de la participation autour des performances démocratiques, la consolidation de la justice et de la paix sociale, le développement social et économique. Après analyse du grand nombre de non votants au Sénégal, à savoir 3 500 000, il loge les personnes handicapées dans ce lot et dégage ainsi leurs problèmes par le découragement, les changements de bureaux de vote, les bureaux inaccessibles et en hauteur ; Quelles en sont les conséquences ? Frustrations pour ceux qui n’auraient pas pu voter, une masse critique de la population qui n’a pas accès au vote.

Le cadre stratégique avec les ODD, le PSE, interpelle les acteurs à l’action en matière de droits, de développement économique et social. Quant’au cadre légal, avec la CDPH, la LOS et la production des rapports initial et complémentaire, augure à des lendemains meilleurs pour les personnes handicapées avec les décrets en instance comme ceux relatifs à la Haute Autorité et au fonds d’appui. Le cadre politique, marqué par l’empreinte de la politique sociale résiduelle, les temps forts des consultations avec le dialogue politique et social, laisse présager la prise d’éminentes décisions.
Les résultats et acquis du projet nous mènent tranquillement vers la consolidation de l’autonomisation des personnes handicapées à travers l’empowerment et l’enablement , à savoir : le pouvoir d’agir et l’habilitation.
Le discours et les actes sont beaucoup plus favorables à l’inclusion des personnes handicapées.

D’autres avancées notoires sont notées avec le BRIDGE, le Traité de Marrakech et le genre. Avec une participation plus effective des femmes.
Les défis ont été classés en cinq catégories :
1 La formalisation de la participation au niveau des alliances stratégiques avec le CONGAD, le COSC, les ANE etc,.
2 La fonctionnalité des cadres mis en place : les groupes thématiques, les comités mixtes inclusifs
3 La communication réactive avec un défaut de plan de communication, le site web non fonctionnel
4 Le suivi des engagements avec les maires dans les zones du projet.
5 Comment hisser l’inclusion du handicap en priorité ?
Il conclut en résumant son intervention sous ce label, qui structure les activités du projet : FIELD Finances, Institutions, Empowerment, Leadership, Data.
Le comité des femmes a fait le point des résultats notés en mettant en exergue la visibilité du comité des femmes, la formalisation des partenariats, d’un nouveau partenariat sellé pour les cinq prochaines années, la nomination d’une entre elles comme chargée de mission, la présence effective dans les groupes thématiques.
Cependant le gap à combler réside dans le renforcement des alliances en formalisant le partenariat, en procédant à des engagements
Les formations en leadership, en genre, en technique de communication, l’appropriation des ODD, la formation par l’exemple avec des femmes qui ont un parcours avec l’exemple de Ndeye Ngoné du Haut Conseil Territorial ont constitué des moments forts.

Les limites sont notées au niveau du renforcement escompté des groupes thématiques, du financement insuffisant.
L‘atout majeur de la contribution du comité des femmes s’inscrit dans la pérennité du projet.
Deux piliers relatifs au code électoral ont été relatés ; l’un consiste en une revendication politique et l’autre relève de mesures techniques :
Le premier ne va nécessiter que des actions de plaidoyer auprès des partis politiques, les pousser à intégrer la dimension inclusives dans leurs textes et pratiques.
Le deuxième relatif à l’accessibilité du vote consiste en de dispositions pratiques à prendre dans les parties réglementaires et législatives du code électoral. C’est une affaire de l’administration électorale (lunettes, braille, participation aux comités électoraux) et du CNRA ( langue des signes).

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