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PROJET DE PARTICIPATION POLITIQUE ET CITOYENNE DE LA FSAPH

La participation à la vie politique et publique est un élément fondamental du développement socialement inclusif, au même titre que la réalisation des droits de l’homme. La participation à la vie politique et publique permet aux personnes handicapées de prendre part aux décisions qui les touchent elles-mêmes, ainsi que leur communauté et leur pays, et d’avoir voix au chapitre en la matière. Une telle participation est un important moyen permettant de surmonter l’exclusion et la discrimination, mais aussi de démanteler les autres barrières fréquemment rencontrées par les personnes handicapées.

PROJET DE PARTICIPATION POLITIQUE DE LA FEDERATION SENEGALAISE DES ASSOCIATIONS DE PERSONNES HANDICAPEES
Le projet vise à améliorer la représentation des personnes handicapées, en particulier des femmes, dans la prise de décision aux niveaux national et local, et à renforcer leur capacité à dialoguer de manière constructive avec le gouvernement, les médias et les organes traditionnels. On considère que les personnes handicapées peuvent devenir des décideurs en s’impliquant dans les processus politiques, leur permettant ainsi de s’assurer qu’elles sont prises en compte dans les futures lois et politiques.
Les personnes handicapées font souvent partie des groupes sociaux les plus marginalisés. L’exclusion sociale et la marginalisation sont accentuées dans les contextes à faible revenu, en particulier en Afrique subsaharienne, où les ressources sont très limitées, mais où la prévalence des handicaps graves et modérés, en particulier chez groupes de populations plus jeunes (<60 ans), est plus élevée que dans la majeure partie du monde
Mais trop de barrières font encore obstacle à cette juste participation à la vie politique et à la vie publique des personnes handicapées.
Les PH ont souvent un accès limité aux services, notamment en matière de santé, d’éducation et d’opportunités économiques
L’étude miltistakholders montre que les personnes handicapées sont confrontées des barrières de participation relevant de plusieurs ordres : il s’agit, d’obstacles organisationnels, d’obstacles liés à l’information ou aux communications, d’obstacles liés aux croyances socio culturelles, d’obstacles architecturaux, d’obstacles juridiques et d’obstacles liés au manque d’autonomie ou de compétences des PH. Les personnes enquêtées au niveau communautaire ont mis en relief les obstacles architecturaux et les obstacles comportementaux avec respectivement 89% et 73% des réponses. Ils ont aussi évoqué que la participation des PH aux activités de la communauté est freinée par les obstacles liés au manque d’autonomie ou de compétences (55%), les obstacles liés à l’information ou aux communications (50%), les obstacles liés aux croyances socio-culturelles (48%) et les obstacles organisationnels (46%). Les obstacles juridiques ont été rarement cités par les informateurs particulièrement ceux du niveau communautaire (5%).
La Convention invite par ailleurs les Etats à « promouvoir activement un environnement dans lequel les personnes handicapées peuvent effectivement et pleinement participer à la conduite des affaires publiques, sans discrimination et sur la base de l’égalité avec les autres, et à encourager leur participation aux affaires publiques ».
L’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques reconnaît et protège le droit de tout citoyen de prendre part à la direction des affaires publiques, le droit de voter et d’être élu et le droit d’accéder aux fonctions publiques. Les droits politiques énumérés dans cette disposition découlent de l’article 21 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
L’article 29 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées énonce les droits qu’ont ces personnes en ce qui concerne la participation à la vie politique et à la vie publique. Il impose aux États parties à la Convention de garantir aux personnes handicapées la jouissance des droits politiques et de prendre toutes les mesures appropriées pour faire en sorte qu’elles aient la possibilité de les exercer sur la base de l’égalité avec les autres.
Cette disposition donne un sens large à la notion de participation à la vie politique et à la vie publique. Au premier niveau, elle se réfère à la participation politique en termes de droit de voter et d’être élu (art. 29, al. a). Ce droit joue un rôle crucial pour ce qui est d’assurer l’égalité des chances aux personnes handicapées ainsi que leur participation et leur intégration pleines et effectives à la société. En exerçant ce droit, les personnes handicapées affirment leur autonomie individuelle, y compris la liberté de faire leurs propres choix, et leur droit à la reconnaissance de leur personnalité juridique.
Aux termes de l’article 29, les personnes handicapées ont non seulement le droit, mais aussi la « possibilité » de voter et d’être élues. Ceci fait obligation aux États parties de veiller, par l’adoption de mesures positives, à ce que toutes les personnes qui remplissent les conditions requises aient véritablement la possibilité d’exercer leur droit de voter. Par conséquent, donner officiellement le droit de vote aux personnes handicapées ne suffit pas ; les États sont aussi tenus de garantir que les personnes handicapées ont réellement la capacité de faire usage de leur droit de vote, par exemple en rendant les bureaux de vote accessibles aux personnes en fauteuil, en facilitant l’accès à des technologies d’assistance pour permettre aux personnes souffrant de déficience visuelle de voter de manière indépendante, ou en permettant aux personnes handicapées de se faire assister, pour voter, d’une personne de leur choix.

D’une manière plus générale, l’alinéa b de l’article 29 impose aux États parties à la Convention de prendre des mesures appropriées pour promouvoir un environnement dans lequel les personnes handicapées peuvent effectivement et pleinement participer à la conduite des affaires publiques, sans discrimination et sur la base de l’égalité avec les autres.
Face aux obstacles et contraintes qui empêchent les personnes handicapées de jouir d’une pleine participation politique et citoyenne, la Fédération Sénégalaise des Associations de Personnes Handicapées (FSAPH), en partenariat avec Sightsavers, sensibilisent et portent le plaidoyer auprès des autorités étatiques, des populations à la base, des Collectivités locales.

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