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Les modèles de handicap, une marche progressive

Les réactions face à la question du handicap ont toujours evolué selon les sociétés, leur mode de fonctionnement et leur niveau de réceptivité.Cest ainsi que les handicapés sont passés du statut de nécessiteux, au statut de patients pour devenir des alter ego

Le modèle de charité :Dans ce modèle,, l’idée est que les personnes handicapées sont sans défense et qu’il faut prendre soin d’elles.Il est beaucoup plus facile pour les gens de ressentir de la pitié et de faire preuve de charité envers les personnes handicapées que d’essayer de les aider à surmonter leur peur ou leur gêne.Les personnes handicapées sont comme tout le monde et n’ont pas besoin de charité.Elles ont le droit d’être traitées comme des personnes à part entière c’est à dire sur un même pied d’égalité que les autres.

S’imposent alors du coup les questionnements suivants :ce modèle de charité contribue t il au respect des droits des personnes handicapées, mais aussi à leur indépendance ? Car les sociétés semblent être les complices à cette perfusion, car s ’il n’y avait pas de donneurs, il n’y aurait pas de receveurs d’aumônes.
Le modèle médical :A la fin de la première guerre mondiale, les autorités éprises d’un sentiment de redevabilité envers les fils qui ont versé le sang ont décidé de prendre en charge les mutilés de guerre. Selon ce modèle, les personnes handicapées sont des problèmes médicaux qu’il faut résoudre ou des malades qu’il faut guérir. Derrière ce modèle se cache l’idée selon laquelle une personne handicapée est brisée ou malade et qu’il faut la remettre sur pied, la guérir, la réparer par une intervention médicale.Le handicap serait donc une barrière entre la société et le milieu physique,un fardeau qui pèse sur un individu.

Le modèle social : La convention des nations unies sur les droits des personnes handicapées se fonde sur le modèle social qui vise à éliminer les obstacles et les contraintes physiques créés par la société et qui empêchent l’être humain de bénéficier de ses droits fondamentaux.Il s’agit en outre de promouvoir des attitudes positives en modifiant le milieu physique le rendant accessible à tous.Il faut amener la société à comprendre que le handicap n’est que expression de la diversité humaine, c’est à dire l’acceptation de la différence (sexe,race, religion, idéologie...).

Être handicapé n’est ni bien ni mal.Ils ont simplement le droit de participer pleinement à la marche des sociétés.Il faut faire évoluer nos sociétés notamment les règles,les attitudes des gens face au handicap mais aussi rendre accessible les édifices publics.Cela est de la responsabilité partagée des gouvernants,des parents mais aussi des partenaires s’occupant des questions liées au handicap.
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