fr

fr

Activités

Les femmes handicapées victimes de préjugés socioculturels, un défi à relever au Mali !

L'Assocition pour le Renforcement des Capacités des Personnes Handicapées (ARCAPH) en partenariat avec le programme VOICE a organisé un atelier de formation en développement personnel des femmes handicapées victimes de préjugés socioculturels mardi, le 10 décembre à MALI-ENJEUX à Bamako.

Au Mali, les femmes sont discriminées dans la société. Elles ne sont pas présentes pendant les prises de décisions. Les femmes handicapées sont doublement discriminées du fait qu’elles sont femmes et du fait qu’elles portent un handicap. La plupart d’entre elles n’ont pas été à l’école car elle ne sont pas une préoccupation pour leurs familles respectives. Elles sont cachées ou surprotégées ...
Toutes ces facteurs entraînement des préjugés tel que les femmes handicapées ne peuvent pas entretenir un foyer, que celles qui ont eu la chance d’aller étudier ne sont pas rentables... Elles sont victimes de viols, des agressions physiques ou verbales bref elles sont victimes de tout genre de violence.

Pour relever ce défi et pour montrer et prouver au monde entier que le handicap n’est pas synonyme de l’incapacité que, l’Assocition pour le Renforcement des Capacités des Personnes Handicapées (ARCAPH) en partenariat avec le programme VOICE a organisé cet atelier de formation en développement personnel des femmes handicapées victimes de préjugés socioculturels mardi, le 10 décembre à MALI-ENJEUX à Bamako.
Une échange s’est déroulée sur la Convention Internationale Relative aux Droits des Personnes Handicapées, la loi Nº 2018-027 relative aux Droits des Personnes Handicapées, la malnutrition qui constitue un problème pour les personnes handicapées majoritairement fragiles et pauvres, les violences basées sur le genre dans les situations de risque et d’urgence humanitaire, la citoyenneté et la participation sociale des personnes handicapées en général et des femmes handicapées en particulier.

Au sein de l’association, il a été mis en place un groupement dénommé KOUMA DA (celles qui ont la parole). C’est un groupe de femmes âgées qui ont participé au programme de formation en développement personnel compte tenu de leur situation particulière c’est à dire handicap + âge. Grâce à cette formation, ces femmes ont acquis une cure de jouvence parce qu’elles se sentent bien dans leur peau, beaucoup plus épanouies. Ces femmes ont pris la parole a travers un sketch et le public était émerveillé et surtout convaincu par les talents et les capacités des personnes handicapées en général et des femmes handicapées en particulier.

Katoucha

Recherche sur


Bulletin

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez par e-mail l'actualité