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Les atteintes à la vie des personnes handicapées un defis pour les autorités burkinabé.

En dépit d'un large engagement à vouloir garantir le droit à la vie au Burkina Faso, les personnes handicapées font fasse à de nombreuses atteintes à leur vie.


Le droit à la vie est juridiquement proclamé au Burkina Faso. A titre illustratif, la Constitution en son article 2 énonce la protection de la vie.
Le code pénal incrimine à travers plusieurs articles toute forme d’atteinte à la vie d’autrui. Il exclut également la peine de mort de l’arsenal juridique pénal burkinabè.
Toutefois, en raison de leur vulnérabilité tenant entre autres à la marginalisation et au délaissement dont elles sont parfois l’objet, certaines personnes handicapées se retrouvent exposées à des atteintes à leur vie. Et des cas sont rapportés par la presse.
Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2018, à Barwagdin (Boulgou), commune rurale située dans le centre-est du pays, un jeune handicapé mental qualifié de « fou furieux « a été lynché le 14 novembre 2018 par une foule en représailles à une agression de cinq personnes dont l’une a succombé à ses blessures.
Des faits similaires se sont également produits le 5 novembre 2018 à Sao, village situé à 15 km de la commune urbaine de Boussé où une personne handicapée mental a été lynché en représailles à un meurtre, en dépit de l’intervention des forces de sécurité.
A Zorgho, une ville située à une centaine de kilomètres de Ouagadougou, après un premier cas en mai 2013, une femme handicapée mentale enceinte et errante a été retrouvée assassinée et éventrée le 1er février 2016 (Source : Agence d’information du Burkina, Zorgho, 1er février 2016).
Le 02 mars 2012, à Guenon, un village situé au centre-sud, Monsieur Koukinté LILIOU qui était atteint d’une incapacité motrice a été brûlé vif, à l’occasion d’un conflit communautaire.
Le 10 novembre 2009, un cinquantenaire handicapé mental a succombé à des sévices corporels subis à la police de Mané, une commune rurale située dans le centre-nord du Burkina, à la suite d’une interpellation pour incendie dans le marché de la localité.
Le 14 avril 2009, à Bobo-Dioulasso, un jeune de 26 ans atteint d’une incapacité mentale a été retrouvé mort égorgé au domicile d’un de ses parents et ses organes génitaux sectionnés.
Ces cas non exhaustifs d’atteinte à la vie de personnes handicapées attestent de l’insuffisance des mesures prises en matière de protection du droit à la vie de celles-ci.
PROGRECIPH
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Yacouba Savadago/FEBAH

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