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Le droit a l’expression et a une opinion : l’accessibilité des œuvres littéraires . Le traité de Marakekh signe et non ratifié par le Sénégal

L’article 21 de la Convention protège la liberté d’expression, d’opinion et l’accès à l’information. La Constitution de la République Sénégalaise reconnait à tous les citoyens par l’article 8 de la Constitution du 22 janvier 2001, la garantie de la liberté d’opinion et d’expression.
Au même titre que tous les autres citoyens, les personnes handicapées ont accès aux moyens de communication.
En s’appuyant sur l’alinéa b de l’article 21,qui stipule que les Etats parties acceptent et facilitent le recours par les personnes handicapées, pour leurs démarches officielles, à la langue des signes, au braille, à la communication améliorée et alternative et à tous les autres moyens, modes et formes accessibles de communication de leur choix, l’Etat du Sénégal est entrain de fouler au pied, en tardant à ratifier le traité de Marakech.
Le Traité de Marrakech vise à faciliter l’accès des aveugles, des déficients visuels et des personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés aux œuvres publiées.

L’objectif du Traité vise à aider à mettre un terme à ladite « famine de livres » dont souffrent les aveugles, déficients visuels et personnes ayant des difficultés à la lecture des textes imprimés. Actuellement, entre 1 et 7 % seulement des œuvres publiées dans le monde sont mises à disposition sous des formats accessibles ; ceci est en partie dû aux obstacles posés par la loi du copyright, que le traité aide à supprimer, et ce, principalement de deux façons.
 
D’abord en demandant aux pays ratifiant le Traité d’introduire une exception à leur loi nationale sur le copyright à l’intention des aveugles et des déficients visuels. Cela signifie que les pays qui ratifient le Traité doivent s’assurer que leur législation permette aux personnes aveugles et à leurs organisations de produire des ouvrages sous format accessible sans avoir besoin de demander l’autorisation préalable du titulaire du copyright (par exemple l’auteur ou l’éditeur). 

Ensuite, en permettant l’importation et l’exportation de versions accessibles des livres et autres œuvres soumises au copyright, une fois encore sans autorisation du titulaire de ce dernier. Cela aidera à éviter les doublons en matière d’efforts de transcription dans différents pays, et permettra le partage des plus grandes collections de livres accessibles avec les handicapés visuels des pays disposant de moindres ressources.

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