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Le PNIAPH espoir des personnes handicapées de Guinée

Le Programme National d'Inclusion et d'Autonomisation des Personnes Handicapées (PNIAPH) suscite beaucoup d'espoir chez les personnes handicapées de Guinée.

En effet, brandi par les autorités du Ministère de l’Action Sociale de la Promotion Féminine et de l’Enfance comme une réponse structurelle et durable face aux inégalités croissantes, ce programme est basé sur l’inclusion et l’autonomisation des personnes handicapées.

L’objectif stratégique du PNIAPH est de promouvoir la pleine participation des personnes handicapées au processus de développement économique, social et culturel à l’horizon 2022. Son financement doit être assuré par l’État et les partenaires techniques et financiers (notamment PNUD, qui a grandement participé à son élaboration).

Lancé en grande pompe lors des festivités du 03 décembre 2019 (Journée Internationale des Personnes Handicapées), présidées par le Chef de l’État, le Pr Alpha Condé, le PNIAPH a bénéficié de l’adhésion de la majorité des personnes handicapées de Guinée. A l’occasion, un bâtiment flambant neuf devant servir de centre de formation a été inauguré. En province, certains locaux sont ciblés pour être transformés en centres de formation notamment à Kankan et à N’zérékoré.
Mais aujourd’hui, le PNIAPH souffre dans sa mise en oeuvre. Aucune structure de pilotage n’est mise en place. A cause de Covid-19 ? Oui mais pas que ça seulement. C’est que, Inclusion et Autonomisation restent encore dans le domaine de rêve en Guinée. Outre les vœux pieux, les autorités en charge des personnes handicapées traînent le pas au point qu’on se demande si les textes ne sont faits que pour orner.

A la direction nationale chargée des personnes handicapées, aucune personne handicapée cadre n’a un poste de décision. Il suffit de regarder l’ameublement du cadre organique du département pour s’en convaincre. Alors que la Guinée a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées qui stipule en son article 27, alinéa a) que les États Parties doivent ’’ interdire la discrimination fondée sur le handicap dans tout ce qui a trait à l’emploi sous toutes ses formes, notamment les conditions de recrutement, d’embauche et d’emploi, le maintien dans l’emploi, l’avancement et les conditions de sécurité et d’hygiène de travail’’.
Dans l’attente, les personnes handicapées regardent alors du côté de Sekhoutoureya (présidence de la République) et du palais de la Colombe (primature).

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