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La situation sociale de la personne handicapée au Cameroun

Au Cameroun, la population des personnes vivant avec un handicap est estimée à près de 10% des 18 millions d’habitants. Pour chacune de ces personnes, vivre avec un handicap est un véritable parcours du combattant, étant donné qu’elles sont obligées de surmonter les multiples obstacles dressés sur leur chemin afin de vivre. Qu’il soit sensoriel, moteur, mental ou social, le handicap pose presque toujours un problème d’insertion.

L’Etat Camerounais, dans ses fonctions régaliennes, est le garant du bien être de ses populations, particulièrement à travers la lutte contre les injustices faites aux personnes handicapées fragilisées de la société, les lois et règlements (Cf. infra et annexes).

Malheureusement, le Handicap est presque toujours mal perçu par l’entourage de la personne concernée : dans l’inconscient collectif, il évoque la « surcharge Sociale, le poids de l’inactif », la peur, la honte et provoque souvent la répulsion : les cas de jeunes handicapés abandonnés à leur sort est assez illustratif de cette situation. Ce rejet est particulièrement marqué quand on ignore les causes de certains « états » de santé : l’imaginaire populaire prend le dessus et, la superstition ou la « culture du paranormal » aidant, l’exclusion devient la seule norme applicable, le seul comportement requis.

Or, comme le dit un écrivain Camerounais, « Refuser d’envoyer un enfant à l’école c’est l’enterrer ».

Le peu de considération qu’on accorde aux personnes handicapées a un autre effet pervers : celui de développer et d’entretenir chez certaines personnes vivant avec un handicap une mentalité « d’assisté », un refus du culte de l’effort, une « auto négation » de leur propre dignité et de leur Humanité, une réticence à croire en leurs propres capacités et potentialités ; or on le sait, « une personne handicapée qui refuse ou néglige l’école est un individu qui aggrave son handicap ». Nous dirions, dans la même pensée, « qu’une personne handicapée qui refuse de croire en ses propres capacités devient de facto un parasite » et donne raison à ceux qui les stigmatisent.

Les personnes qui souffrent de différentes formes de handicap constituent une catégorie Socialement vulnérable, généralement abandonnée à elle-même, systématiquement victime de rejets et, dans le meilleur des cas, d’indifférence.

Bien que l’incidence de cette situation sur l’environnement socio économique n’aie pas fait l’objet d’études approfondies et systématique, ni de statistiques officielles dans notre pays, il est fréquent de rencontrer des cas plus ou moins accentués, qui se battent pour faire valoir leurs droits et leurs compétences, valoriser leur potentiel : elles n’ont d’autres recours qu’un seul mot d’ordre : survivre par tous les moyens, s’intégrer dans la société des « hommes normaux » quel que soit le sacrifice à consentir…

Certains ont ainsi pu surmonter leur handicap pour s’insérer dans la société. Ils ont dû braver les préjugés, les discriminations et le regard des autres pour vivre ou survivre. La situation est beaucoup plus précaire pour les Camerounais qui deviennent handicapés à la suite d’un accident de travail ou autre. Les complications légales, le manque de volonté et la malhonnêteté des assureurs peuvent se révéler parfois très dévastateurs.

Au plan social au donc, la personne handicapée souffre de la discrimination à plusieurs niveaux. Dans sa famille, au niveau des voisins et de la société toute entière.

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