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L’audiodescription et le langage des signes ou le sous-titrage, moyens d’accessibilité a l’information et d’épanouissement des malvoyants et malentendants dans les medias d’Etat en Côte d’Ivoire.

Depuis toujours, Les personnes aveugles et sourdes souffrent d'un manque de politique de l'Etat ivoirien visant leur accessibilité à temps réelle à l'information, malgré l'avènement de nouvelles méthodes (l'audiodescription, le langage des signes et le sous-titrage).

De nos jours, les personnes en situation d’handicap auditive et oculaire n’ont pas accès à l’information de façon permanente. Cet état de fait est dû à un manque de politique en leur faveur.

En effet, les médias d’État ivoirien, presse écrite et audiovisuelle ne tiennent pas compte de la dimension handicap dans l’édition des journaux et programmes. Le journal gouvernemental, Fraternité Matin ne propose pas d’alternative permettant aux malvoyants d’avoir par eux-même les informations. Pis, la constitution, le journal officiel et tous les décrets et arrêtés de la République de Côte d’Ivoire n’ont jamais connu de transcription en braille pour qu’ils s’imprègnent de l’actualité du pays.

Aussi, les personnes malentendantes ne sont pas épargnées par ce manque de politique. Les médias audiovisuels d’État n’inclus pas dans la plupart de leurs programmes télé l’aspect du handicap sensoriel. En effet, à part le [journal télévisé de 13 heures de la chaîne RTI 1, qui propose une traduction en langage des signes, aucune autre émission diffusée ne reflète le concept de l’inclusion.

Cet état de fait est en contradiction avec les dispositions de l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen et de la Convention des Droits des Personnes Handicapées (CDPH) en son article 21.
Ces deux articles prônent la liberté d’accès à l’information. Il apparaît donc que l’accès à l’information est un droit fondamental pour tous.

Alors pourquoi malgré l’avancée de la technologie et des techniques de communication et la ratification des conventions et protocoles internationaux sommes-nous encore à ce stade ?.

Aujourd’hui, pour rendre accessible l’information à toutes les personnes en situation de handicap sensoriel, des outils ont vu le jour : l’audiodescription et le langage des signes ou le sous-titrage. Ces méthodes sont appliquées dans plusieurs pays européens et cela favorisent l’inclusion. Elles permettent à ces personnes handicapées d’avoir une indépendance vis-à-vis de leur entourage.
Plus généralement, l’application de ces méthodes dans la vie courantes pourrait concourir à une meilleure intégration et épanouissement des concernés. Notamment dans les médias, dans les salles de cinéma, dans les stades, dans les musées, les meetings politique, etc, permettraient aux aveugles et sourds de se faire une image de leur environnement et comprendre ce qui les entoure.

Alors, vivement que le gouvernement ivoirien intègre dans les politiques en matière de communication, ces méthodes indispensables à une meilleure inclusion des malentendants et malvoyants, notamment dans les médias d’État et privés et la rédaction de tous les écrits.

Par ailleurs, les organisations des personnes handicapées, par le biais de la Confédération des Organisations des Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (COPH-CI), doivent s’approprier cette question et faire des plaidoyers auprès des autorités étatiques en vue de l’instauration d’un cadre juridique afin de pallier à cette injustice.

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