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Journée Nationale des Personnes Handicapées du Niger (JNPH) : Entre Défis et détermination

Instaurée depuis 1992 la Journée Nationale des Personnes Handicapées (JNPH) du Niger est l’une des plus grandes avancées en termes de promotion des droits des Personnes Handicapées au Niger.

La 1ère édition de cette journée a été célébrée sous le haut patronage du Président actuel de la République du Niger lorsqu’il était premier ministre du gouvernement de l’AFC. Et depuis 27 ans, l’on célèbre chaque année la personne handicapée au Niger. « Agissons pour une éducation inclusive des enfants handicapés dans toutes leur diversité »

c’est le thème retenu pour l’édition 2019.
Un thème d’une importance capitale pour les organisateurs : « Comme l’on peut le constater, nous mettons le doigt sur une problématique extrêmement importante par rapport à l’éducation des enfants handicapés, parce que si les enfants ne sont pas éduqués, ils risquent de devenir des mendiants à l’avenir, en lieu et place des bras valides devant œuvrer à la construction de la nation, ils seront une charge pour la société, d’où le choix judicieux de ce thème

 », souligne le président de la FNPH, El hadj Oumarou Nouhou Siddo .

Au delà de tous les progrès réalisés depuis bientôt trois décennies, nombreux sont les défis à relever. Au rang des défis directement liés à l’organisation de cette journée, le président de la FNPH, El hadj Oumarou Nouhou Siddo relève de prime à bord les contraintes financières dues au manque de soutien concret de la part du fonds national des personnes handicapées.

Nous savons que l’avant projet de loi sur le handicap est en phase d’adoption, toutes choses qui prouvent si besoin est l’engagement sans faille du Président de la République S.E. El hadj Mahamadou Issoufou à soutenir la réalisation des droits des personnes handicapées.
D’une manière plus spécifié, le président de la FNPH a rappelé les difficultés aux quelles sont confrontées les personnes sourdes et malentendantes qui souffrent du manque accru d’interprètes professionnels en langues de signes, du matériel auditif répondant à leur besoin, sans oublier il y a aussi les personnes handicapées à déficience intellectuelle, qui ne disposent d’aucun spécialiste du domaine qui puisse les accompagner en terme d’éducation.

« Pour moi, ces difficultés sont mineures, il faut relativiser car comme je le disais tant tôt, nous fondons espoir, nous comptons sur le soutien des plus hautes autorités de l’Etat en sachant que S.E. El hadj Mahamadou Issoufou et le premier ministre S.E Brigi Rafini sont à notre écoute d’où la raison de notre espoir.
Nos attentes sont en priorité, l’adoption de la loi qui est en harmonie avec la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH), et la résolution de la question du fonds de soutien aux Personnes Handicapées. C’était un engagement fort de S.E Brigi Rafini de rehausser le fonds de soutien (qui était jusque là de 50.000.000) à 150.000.000fcfa.

En attendant des lendemains meilleurs, le président de la FNPH, El hadj Oumarou N. Siddo souhaite qu’il ait« un plus regardant pour que les Personnes Handicapées jouissent de leurs droits et qu’une attention particulière soit mise sur l’éducation des enfants handicapés, car à l’image de la volonté politique, le plus grand désire de la FNPH est de bouter définitivement la mendicité hors du Niger ». Pour le président Siddo, la meilleure issue pour y parvenir, est incontestablement l’éducation. Occasion donc pour lui de remercier et féliciter le ministre actuel de l’éducation et celle qui l’a précédée, Mme Mariam Mai Lallé pour ses efforts dans l’acquisition du matériel didactique pour les Personnes Handicapées.

Dans l’optique d’atteindre les objectifs assignés à la célébration de cette journée, plusieurs activités seront organisées et une place de choix est donnée à la communication à travers une large diffusion d’un film financé par la CBM portant sur notre programme 3PDH. Il est diffusé le samedi 27, ensuite le dimanche 28 et dans la nuit du 30 au 31 juillet. Ce programme est accompagné d’une conférence débat à l’hôtel Radisson pour interpeller les autorités, les partenaires et la communauté internationale parce que l’obligation de l’éducation des enfants handicapés incombe aussi à la communauté internationale.
A travers une caravane de sensibilisation à l’endroit des populations et des communautés rurales deux visites ont été rendu aux chefs lieu des départements de balayyara, et de Say.

« Il est grand temps de mettre un terme au rapprochement que nous faisons entre le handicap et la fatalité, pour nous le handicap est un don de Dieu et doit être perçu comme tel ; il n’est qu’une simple différence à l’image de celle qui existe entre l’homme et la femme »

, estime le président de la FNPH, El hadj Oumarou N. Siddo, raison indéniable pour laquelle il exhorte les populations à ne pas négliger les personnes handicapées et leur participation à la vie de la société, car dit-t-il,

« elles peuvent contribuer au progrès national comme tout autre citoyen »

À l’endroit des autorités au plus haut niveau, il formule le veu qu’elles soient toujours disponible à les soutenir. Dores et déjà il félicite les efforts fournis dans ce sens et encourage la poursuite de ces efforts au niveau du ministère de la population et celui des finances pour l’accomplissement des engagements pris au plus haut niveau et pour que le fonds national soit bénéfique aux organisations des Personnes Handicapées. « « J’interpelle le ministère de la population et celui des finances à faire le nécessaire pour que le fonds de soutien aux Personnes Handicapées soit inscrit à la prochaine loi des finances, permettant ainsi aux engagements pris par l’Etat de se concrétiser ». »

Bissoundi Zeinabou pour la FNPH.

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