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Grossesse et handicap : comment accompagner la femme enceinte ?

Beaucoup de femmes handicapées souhaitent être mères. Cela est souvent possible, mais pas toujours simple… Heureusement, quelques initiatives ont vu le jour pour aider ces femmes enceintes. Explications de Delphine Siegrist autrice spécialisée sur le sujet. 

Pendant longtemps, la société a vu d’un mauvais oeil le fait que des femmes handicapées puissent être mères. La situation évolue aujourd’hui un peu plus favorablement, "mais la parentalité ne représente toujours pas une priorité de la société ni même des associations de personnes handicapées", explique Delphine Siegrist journaliste, elle-même handicapée, et auteur d’un ouvrage sur ce thème.

La grossesse d’une femme handicapée, même blessée médullaire, n’est en général pas une grossesse à haut risque. Elle ne nécessite pas un suivi dans une maternité spécialisée dans les grossesses à risque, même si elle comporte des aspects spécifiques.

Chez les femmes paraplégiques et tétraplégiques, il faudra ainsi par exemple veiller tout particulièrement :
au risque d’escarres : qui pourraient causer une nécrose des tissus ;

au risque d’ infections urinaires : qui pourraient causer des contractions et un accouchement prématuré.

Lors de l’accouchement, elles devront avoir une péridurale et, en cas de lésion médullaire haute, accoucher par césarienne. En cas d’absence de force musculaire abdominale, il faudra probablement procéder à une extraction instrumentale (forceps, ventouse).

En pratique, il est préférable lorsque l’on est handicapé d’organiser sa grossesse.
En cas de handicap moteur, il faudra par exemple :

Prendre rapidement contact avec son médecin rééducateur : "celui-ci connaît en général bien mieux le handicap que les obstétriciens et il pourra aider ces derniers à prendre en charge cette grossesse un peu différente", explique Delphine Siegrist.

Trouver le professionnel de santé qui vous suivra et choisir l’établissement où accoucher. Les femmes handicapées ne devront pas hésiter à visiter leur future chambre à la maternité pour vérifier qu’elles peuvent s’y déplacer sans problème et que le personnel est apte à les recevoir, car les maternités sont souvent mal adaptées aux fauteuils roulants et électriques et le personnel n’a pas l’habitude de gestes comme les sondages urinaires.

Même si les gros centres hospitalo-universitaires ont l’habitude de recevoir des femmes avec un handicap, il n’existe pas de maternité prenant spécifiquement en charge ces femmes en Afrique, à l’exception de quelques lieux. Par exemple en Europe, l’hôpital de la Salpétrière à Paris a développé une expertise dans ce domaine.

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