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Activités

FOAPH, atelier sous régional sur la gouvernance

Du 24 au 26 novembre 2014 à Lomé république du Togo se tient l'atelier sous régionale de la fédération ouest africaine des personnes handicapées sur le renforcement des capacités stratégiques, institutionnelles et opérationnelles sur les thématiques de la bonne gouvernance et la décentralisation.

En Afrique de l’Ouest, l’avènement de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes Handicapées (CDPH) a suscité un immense espoir pour les personnes handicapées et les organisations qui les accompagnent. Rapidement, une mobilisation sans précédent pour amener les pays à s’engager à travers la ratification de cette convention a été déclenchée avec succès par ces organisations. En effet, 14 des 16 pays de l’Afrique de l’Ouest ont ratifié la CDPH et ont déployé des efforts pour sa mise en œuvre ; cependant, six ans après l’adoption de la convention par les nations unies, son application connaît d’importantes difficultés.

Par ailleurs, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont été établis à partir des objectifs fixés par la Déclaration du Millénaire adoptée par 189 nations en septembre 2000. Les huit objectifs à atteindre d’ici à 2015 visaient à lutter contre tous les aspects de la pauvreté et de l’exclusion sociale, avec des indicateurs spécifiques pour mesurer les progrès. Cependant, une des faiblesses majeures dans la réalisation des OMD a été l’exclusion des questions de handicap et des personnes handicapées dans le processus.

Face à ce constat, dans le cadre de la définition des OMD post 2015, les différents acteurs (institutions des Nations Unies, OSC, ONGI, secteur privé,..) s’accordent sur l’objectif de mieux prendre en compte les populations marginalisées et en particulier les personnes handicapées.

En mars 2014, la FOAPH a participé à la conférence de Nairobi « CDPH et programme de développement pour l’après 2015 inclusif en Afrique ». Cette rencontre a abouti à la Déclaration de Nairobi adoptée par des personnes handicapées d’Afrique et représentants des organisations nationales, régionales et panafricaines de personnes handicapées ; qui présente une série de recommandations s’inscrivant dans le processus de définition des OMD post 2015 ; et sur lesquelles repose aussi le présent cadre.
En Mai 2014, les représentants des 16 organisations membres de la FOAPH se sont réunis à Niamey afin de définir les grandes orientations stratégiques pour les années à venir et faire l’état des lieux sur la mise en œuvre de la convention dans les pays membres de la CEDEAO et la Mauritanie.

Parmi les défis identifiés lors de ces deux rencontres figurent notamment :

-  Le peu d’informations sur la situation des personnes handicapées en Afrique de l’Ouest et la faiblesse des indicateurs permettant de formuler des recommandations claires en vue de l’application des mécanismes internationaux, notamment la CDPH
-  La faible connaissance des actions des fédérations membres de la FOAPH entre elles
-  La faible connaissance et la faible prise en compte des besoins spécifiques des personnes handicapées dans les plans et stratégies de développement, par les prestataires de services, services techniques au sein des gouvernements et autres acteurs du développement
-  La faiblesse de la mise en réseau et du développement de synergies avec les autres acteurs de la société civile tant au niveau national que régional
-  Le manque de « médiation » entre les citoyens en situation de handicap et les services étatiques, pour l’application des textes nationaux et internationaux
-  La faible connaissance par les personnes handicapées et organisations de personnes handicapées des mécanismes de recours nationaux, africains et internationaux possibles en cas de violation de leurs droits
-  La faible connaissance et application des textes nationaux et internationaux relatifs à la promotion des droits des personnes handicapées par les services étatiques et autres acteurs du développement
-  La faible capacité des organisations de personnes handicapées tant d’un point de vue technique qu’opérationnel, institutionnel et organisationnel et la faible capacité à mobiliser des fonds

La nécessité de cette rencontre extraordinaire s’explique par l’urgence d’une éthique de gestion de la FOAPH et de ses ressources à travers l’amélioration des connaissances, habiletés et attitudes des personnes ainsi que l’amélioration des mécanismes, outils et procédures de l’organisation. Les résultats attendus du renforcement des capacités sont liés à l’amélioration des compétences des personnes (mise en pratique des connaissances) et à l’efficacité de l’organisation, se traduisant par des changements durables dans les pratiques.

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