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Activités

Discours du Président de la Fédération Ouest-africaine des Associations de Personnes Handicapées au Forum Politique de Haut Niveau des Nations Unies sur les Objectifs de Développement Durable.

Du 09 au 18 Juillet se tient à New York la session 2018 du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sous l'égide du Conseil économique et social ( ECOSOC ) à laquelle le Président du Forum Africaine des Personnes Handicapées (FAPH) et de la Fédération Ouest-Africaine des Associations de Personnes Handicapées (FOAPH) a prononcé un discours fort et pertinent.

Discours Monsieur Maiga Alzouma Idriss Président de la FAPH et de la FOAPH ce Mercredi 11 Juillet 2018 dans lequel il a surtout mis l’accent sur la mise en oeuvre effective de l’article 24 de la Convention relative aux Droits des Personnes Handicapées (CDPH) et l’ojectif 4 de l’agenda 2030 (Objectifs de Développement durable ODD) afin de permettre à tous les enfants handicapés en Afrique d’aller à l’école et y être maintenus autant faire que se peut.
Et aussi, ’améliorer la productivité, investir et garantir une croissance économique inclusive pour surmonter la marginalisation des couches vulnérables y compris les personnes handicapées.
Enfin sur le manque de données statistiques fiables au niveau de nos États africains sur les personnes handicapées, Monsieur Maiga Idriss n’a pas manqué de plaider pour une étroite collaboration entre l’UNICEF et les Organisations de personnes handicapées (OPH) à tous les niveaux en Afrique.
L’intégralité du discours du Président de la FAPH et FOAPH
Excellence Monsieur le Président,
Excellence Madame la modératrice,
Éminents panelistes,
Mesdames et Messieurs, distingués participants en vos titres et grades respectifs,
Permettez-moi, au nom du groupe de parties prenantes des personnes handicapées et à nom propre de vous remercier pour l’opportunité que nous offrez pour vous entretenir sur la situation des personnes handicapées relativement à la façon dont nos villes sont construites et au développement de notre société.

Les personnes handicapées représentent un milliard de personnes dans le monde et la majorité vit dans les pays les moins avancés (PMA), les pays en développement sans littoral (PDSL) et les pays à revenu intermédiaire (PRI). Il est donc opportun d’attirer l’attention et le soutien de la communauté internationale sur les besoins et les défis auxquels sont confrontés les pays les moins avancés (PMA), les pays en développement sans littoral (PDSL) et les pays à revenu intermédiaire (PRI), afin de ne laisser personne derrière.

Le changement climatique, la viabilité de la dette, la croissance économique et les moyens de subsistance durables, l’accès aux marches, et le transport durable sont quelques-uns des principaux défis mondiaux. Néanmoins, les PMA, les PDSL, les PRI ainsi que les pays en conflit et sortant d’un conflit, sont davantage affectés en raison de leurs vulnérabilités structurelles. La crise sociale globale crée une charge considérable pour les personnes handicapées, qui constituent l’un des groupes les plus marginalisés de la société.

Malgré les écarts de croissance entre les PMA depuis 2011 caractérisées par une baisse du taux de croissance du PIB, nous ne pouvons nier que les PMA, les PDSL et les PRI représentent la perspective de réaliser le Programme d’action d’Istanbul pour les PMA ainsi que les ODD. Seize PMA attendent à présent leur nouvelle classification d’ici 2025 et certains pays émergent comme étant les PMA les plus performants dans les domaines suivants : la réduction de la pauvreté, les dépenses publiques dans l’éducation, l’eau potable, l’utilisation d’Internet et l’accès à l’électricité. Le succès de ces États devrait agir comme une source d’inspiration pour prioriser le renforcement des partenariats mondiaux qui relèvent les défis des PMA, PDSL et PRI, au bénéfice de toutes les personnes, notamment des enfants, des jeunes, des femmes, des personnes âgées, des personnes handicapées, des peuples autochtones et des migrants. Cela afin de construire conjointement une société pacifique et prospère.

La tendance à la baisse de l’Aide Publique au Développement (APD) en faveur des PMA, des PDSL et des PRI affecte les PMA et la responsabilité de mobiliser les
ressources publiques nationales pour atteindre et profiter à ceux qui sont plus loin derrière, et créer un environnement propice à la transformation structurelle et à la croissance accélérée nécessaire pour réaliser les ODD pour tous.

À l’approche de l’échéance 2020 du Programme d’action d’Istanbul en faveur des PMA, nous recommandons de prendre des mesures supplémentaires pour relever les principaux défis, notamment :
Développer et adopter une approche résolument fondée sur les droits de l’Homme pour mobiliser des ressources pour la mise en œuvre du Programme 2030 par les États ;
Améliorer la productivité et investir et garantir une croissance économique inclusive pour surmonter la marginalisation des communautés, y compris des personnes handicapées ;

Soutenir les investissements dans les infrastructures accessibles, les transports et assurer l’accès à des sources d’énergie modernes, abordables et durables, sans augmenter les coûts de la vie dus aux handicaps, y compris les coûts de carburant supplémentaires essentiels pour les dépenses des ménages ;

Soutenir l’autonomisation des personnes handicapées pour diriger publiquement et promouvoir des approches d’intervention, de relèvement, de réhabilitation et de reconstruction universellement accessibles pour la réduction des risques de catastrophe ;

Redoubler d’efforts pour la localisation et la domestication des ODD et, en même temps, assurer l’intégration du handicap et de l’égalité des sexes dans les politiques et programmes locaux ;

Investir dans des données récentes, de haute qualité, fiables et désagrégées pour l’établissement des rapports sur les ODD, et favoriser les partenariats mondiaux sur des données telles que « Ensemble, nous comptons pour être comptés », pour garantir l’élaboration de politiques fondées sur des preuves ;

Encourager les États à honorer leurs engagements envers la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées lorsqu’ils mettent en œuvre le Programme 2030.

En conclusion, nous devons inclure tout le monde, en particulier les plus laissés pour compte, pour relever les défis de tous les pays, y compris des PMA, des PDSL et des PRI. Cela afin de véritablement créer un monde durable et résilient.

Je vous remercie de votre aimable attention

Garda Ibrahim

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