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DJIBOUTI/Enquête nationale sur les personnes handicapées et Validation de la méthodologie et du calendrier

Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie (MEFI), Abdourazak Ahmed Idriss, le directeur général de l’agence nationale pour les personnes handicapées (ANPH), Doualeh Saïd Mahamoud, et son homologue de l’institut national de la statistique de Djibouti (INSD), Idriss Ali Sultan, ont conjointement présidé hier au palais du peuple, un atelier de validation de la méthodologie et du calendrier d’une enquête nationale sur la prévalence de l’handicap, prévue pour la rentrée 2019.

Les personnes handicapées ont le même droit que tous les autres citoyens, comme le stipulent la Convention relative aux droits des Personnes Handicapées et son Protocole facultatif que notre pays a ratifié en janvier 2010. Pour atteindre cet objectif, le Président de la République a créé en juin 2018, une agence chargée de la promotion et protection des droits des personnes handicapées. Les principales missions de celle-ci sont d’accueillir, d’informer et d’orienter les personnes handicapées vers les organismes publics en charge de la question de l’handicap, de coordonner et d’unifier des actions nationales multiformes et internationales, de sensibiliser l’opinion publique sur le respect des droits fondamentaux des personnes handicapées, et de promouvoir l’égalité des chances.

Manque de statistiques fiables et de données quantitatives et qualitatives. Cependant, le manque de statistiques fiables et de données quantitatives et qualitatives visant à mesurer leur nombre et comprendre les obstacles environnementaux qui peuvent affecter leur pleine intégration sociale, constitue donc un obstacle et freine parfois l’agence nationale pour les personnes handicapées (ANPH) dans la concrétisation de ses ambitions. L’atelier, organisé au palais du peuple par cette agence, constituait justement à valider la méthodologie et le calendrier d’une étude sur les personnes handicapées vivant sous les cieux djiboutiens.

Menés conjointement par l’ANPH et l’Institut National de la Statistique de Djibouti (INSD), les débats dudit atelier s’y sont déroulés en présence du secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie(MEFI), Abdourazak Ahmed Idriss, du directeur général de l’ANPH, Doualeh Saïd Mahamoud, de son homologue de l’INSD, Idriss Ali Sultan, de la représentante du bureau local du FNUAP, Aicha Ibrahim Djama, des représentants de plusieurs ministères sectoriels( affaires sociales et solidarités, décentralisation, affaires étrangères et coopération internationale), des responsables de l’union nationale des femmes djiboutiennes(UNFD) et de la caisse nationale de sécurité sociale(CNSS), des porte-voix du réseau national des personnes handicapées, et des officiels issus des rangs respectifs de différentes agences onusiennes opérationnelles au pays comme le PNUD, l’UNHCR, et le PAM.

L’idée était de présenter la note méthodologique et le calendrier de travail d’une étude nationale sur les personnes handicapées qui permettra à l’ANPH de mettre en place une base de données fiables en vue de suivre le bien-être de ces personnes et sa prise en compte dans les politiques et programmes qui soutiennent la réalisation du plein potentiel des personnes handicapés. Lors de la cérémonie inaugurale, le directeur général de l’ANPH, Doualeh Saïd Mahamoud, a souligné l’importance de cet atelier pour son agence. « Cette enquête qui sera lancée le mois d’octobre 2019, nous permettra de mieux cibler les aides et les plaidoyers que nous menons », a-t-il ajouté.

Pour le directeur général de l’Institut National de la Statistique de Djibouti (INSD) Idriss Ali Sultan, cette enquête facilitera la mise à disposition d’une base solide de données de référence et comparable à l’échelle nationale et internationale.

« De ce point de vue l’enquête permettra d’améliorer la situation socioéconomique des personnes handicapées en orientant les politiques de développement et en favorisant la recherche des solutions aux problèmes qui se posent aux personnes handicapées qui semblent être pauvres, vulnérables et parfois les plus exclus au sein de la population. Tout le monde les voit dans les rues et dans les maisons, mais les informations sur leur situation sont si limitées que beaucoup de personnes ne connaissent pas les problèmes qui se posent à eux », a-t-il dit.

Le secrétaire général du MEFI, qui s’est exprimé le dernier, a tenu des propos similaires. Il a en outre mis l’accent sur la convention signée en avril dernier entre l’ANPH et l’INSD qui est sous la tutelle de son ministère.

« Cette convention a pour objet de réaliser des études statistiques sur la situation particulière des personnes handicapées dans l’optique d’amélioration des conditions de vies des personnes à besoins spéciaux et la lutte contre la discrimination à l’égard de ces dernières », a-t-il indiqué en substance.

Sur ce, la responsable de la communication et de la coopération de l’ANPH, Mouna Aboubaker Sadik, et le démographe de l’INSD Fouad Hoch Souldan ont successivement pris la parole l’une pour présenter la méthodologie du Groupe Washington avec laquelle cette enquête sera menée et l’autre les expériences passées en matière des données sur le handicape et le budget nécessaire pour mener cette étude.

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