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Revue de presse

Côte d’Ivoire/ COVID-19 : détournement des dons aux personnes handicapées

La Fédération des associations des handicapés de Côte d’Ivoire (FAHCI) a dénoncé un détournement des dons dont sont victimes ses membres dans le cadre de la lutte contre le covid-19.

La Fédération des associations des handicapés de Côte d’Ivoire (FAHCI) a exprimé son indignation le vendredi 17 Avril 2020 au cours d’une conférence de presse animée par Monsieur DOGO RAPHAËL président de ladite fédération, face à la marginalisation, voire la méchanceté dont sont victimes ses membres dans le cadre de la lutte contre la maladie a coronavirus.

« Les personnes handicapées sont marginalisées dans la prise en charge sanitaire et sociale du civid-19. C’est scandaleux ! Du fait de nos handicaps, nous sommes les plus vulnérables au covid-19. Nous constatons qu’il y a un désordre dans la distribution des dons. Nous voyons à la télévision, des dons qui sont faits aux personnes handicapées, mais qui en réalité ne parviennent pas aux vrais bénéficiaires ! Les échos que nous avons eus ne sont pas les mêmes concernant les dons de la première dame. Quand on interroge le réseau associatif, les personnes handicapées n’ont pas reçu leurs dons. Elles ont faim et ne sont pas contentes de la manière dont la prise en charge sanitaire est gérée. Celles-ci nous ont donc interpellés », a fait savoir Raphael Dogo, le président de la FAHCI.

Avant d’inviter les personnes de bonne volonté à s’adresser directement à la faîtière en cas d’éventuels dons aux personnes handicapées pour que ceux-ci puissent en bénéficier. « Notre fédération qui regroupe plus de 100 associations est la faitière. Nous connaissons les représentants des personnes handicapées même dans les coins les plus reculé du pays. Nous demandons aux donateurs et personnes de bonnes volontés de venir faire leurs dons ici au vu et au su de tout le monde pour que ces dons parviennent effectivement aux bénéficiaires. Car nous sommes en danger face au coronavirus. Si rien n’est fait pour nos frères et sœurs qui résident dans les zones déshéritées. Imaginez-vous un seul instant, de quoi va vivre une personne handicapé qui tirait profit de son petit job de cordonnier alors que l’Etat d’urgence le contraint à rester à la maison ? Rien ! C’est la mort qui l’attend. Nous ne voulons pas que le coronavirus passe par nous pour faire des ravages dans nos rangs ! » A-t-il conclu.

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