fr

fr

Actualités

Conséquences Socioéconomiques du COVID19, les personnes handicapées dans le désarroi total au Mali !

Une Dame battante nommée Rose DIAKITE, handicapée motrice Présidente de l'Association pour le Renforcement des Capacités des personnes handicapées (ARCAPH), formatrice sur la Convention Internationale Relative aux Droits des Personnes Handicapées donne ses propos dans une presse écrite le mercredi 06 mai 2020 à Bamako.

"Plus exposées que le reste de la population en plus de leur vulnérabilité liée au handicap, les personnes handicapées sont parmi les plus pauvre des pauvres. Majoritairement analphabètes, les personnes handicapées travaillent essentiellement dans le secteur informel (coiffure, couture, application de henné, petit commerce, artisanat, etc.). Sans aucune source de revenu, les personnes handicapées voient leur clientèles se réduire de jour à jour, donc commence à se retrouver dans une situation de survie

LES GESTES BARRIERES
La barrière de distanciation de 1 mètre est très difficile voire impossible à respecter par les personnes handicapées pour la simple raison que l’assistant personnel ne peut pas assister en étant à cette distance. Cette situation augmente encore plus le risque chez les personnes handicapées. Les assistants personnels sont libres de leur aller et venir et en plus c’est pas un travail réénuméré pour eux au Mali. Les assistants personnels sont des personnes de bonne volonté, des parents, des ami(es) disponibles selon leur programme pour accompagner la personnes handicapée.

-  Les personnes déficientes physiques utilisent leurs membres supérieurs (bras) comme moyens de locomotion soit pour ramper à terre, soit pour se déplacer en fauteuil, cette situation à risque met en contact direct avec le sol, la poussière, les déchets, etc., se laver les mains puis les utiliser pour se déplacer c’est une situation à même le sol.
Les personnes déficientes visuelles touchent très souvent les murs, les objets pour se repérer sans savoir au préalable si c’est propre ou pas. Pour ceux qui ont un guide, elles n’ont aucune certitude sur l’hygiène de celui-ci et la distance de 1m est très difficile à respecter.

• Pour les personnes de petites tailles l’inaccessibilité du kit de lavage disponible sur le marché n’est pas assurée car les kits sont trop haut donc pas adaptés à leur taille ni à la force de leur bras. En ce qui concerne la distanciation c’est le même problème dans le cas de l’assistance. A cause de leur petite taille elles sont surtout trop proche du sol donc de la poussière parce que les rue sont très peu goudronnée au Mali. Cette situation tout comme chez les personnes handicapées physiques sont plus exposées à toutes de déchets. Les mains se salissent, les habits, bref le corps se salissent beaucoup plus vite que chez les personnes ne présentant pas ces déficiences.

La situation des personnes handicapées est passée de difficile à survie en raison du COVID19. Il y à l’effectivement de mesures de protection comme le programme gouvernemental : un malien, un masque. Pour le moment les masques sont livrés aux chefs de quartier et les OPH essaient de trouver leur part. A ce jour nous n’avons pas encore reçu aucun dispositif de protection (masques, gels, gants, savons) pour les personnes handicapées.
NB : une grande majorité des personnes handicapées physiques se trainent par terre pour se déplacer, imager le risque avec les salives et les urines qu’ils ramassent.
Tout le secteur informel est bloqué et c’est le principal secteur d’activité des personnes handicapées. Personnellement je suis dans la même situation aucune d’activité depuis le 10 mars, tous les autres sont sans la même situation sans aucun revenu et on espèrerait que le ramadan apportera un peu de bien être comme chaque année avec les donations des organisations humanitaires, mais hélas tous se sont tournées vers cette année vers COVID19. Sans revenus, sans les dons du mois de ramadan, je puis vous assurer les donations du mois de ramadan représentaient les provisions de 3 mois pour les bénéficiaires. Les OPH recevaient des dons de l’Etat et des organisations humanitaires (vivres et non*vivres) c’est des denrées de premières nécessités (lait, sucre, huile, riz, savon, boite de conserves, pate, datte...) et des accessoires (fauteuil roulants, moto tricycles, béquilles, appareillage,...).
Il y a des programmes d’appui aux secteurs privées mais les personnes handicapées n’ont pas les moyens d’accéder à cela soit ils ne remplissent pas les conditions l’illisibilité, soit ils ne sont pas informés."

Katoucha

Recherche sur


Bulletin

Abonnez-vous à notre newsletter et recevez par e-mail l'actualité