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Activités

Sénégal, Célébration De La Journée Internationale De La Femme

Communication des femmes handicapées pour la célébration de la journée du 08 mars 2013. cette communication est le document qui a été présenté au collectif des femmes pour la célébration du 08 mars2013 pour servir de référence pour la conception du document régional des femmes de la région de Ziguinchor

Le 08 mars est une Journée consacrée par les Nations Unies Journée Internationale de la femme.

Elle doit convoquer tout un ensemble d’activités dont l’objectif est :
D’abord de promouvoir les politiques et orientations des états signataires des différentes conventions et lois défendant et protégeant les droits des femmes.

Ensuite de faire l’état des lieux de l’existant relativement à l’évolution de la prise en charge des préoccupations politiques, économiques et sociales des femmes de la Casamance naturelle, du Sénégal et du monde.

Et enfin se constituer en force de proposition pour réduire les obstacles et préoccupations.

Par conséquent, il nous appartient de fêter sinon de célébrer cette journée dans une parfaite communion pour montrer au monde que toutes les femmes selon des degrés ont les mêmes préoccupations face aux défis du monde qui de plus en plus évolue vers un village planétaire.

Cependant, il faudrait qu’on s’attarde sur certains aspects qui nous tiennent à cœur pour le bonheur de la gente féminine handicapée.
Nous voudrions qu’a partir de ce 08 Mars 2013 que l’opinion nationale et internationale sache que des femmes jusqu’à ce jour éprouvent d’énormes difficultés parmi les quelques nous avons choisi de citer :
L’accessibilité aux structures et politiques de santé reproductives ; dans ce domaine, les femmes handicapées ne bénéficient d’aucunes politiques spécifiques comme si elles sont exclues du droit naturel de mettre au monde ou d’être mère.

Leur accueil dans les structures de prise en charge prénatale et natale est désastreux et chaotique comme si elles n’avaient pas le droit d’être enceinte. Elles sont stigmatisées et de surcroit méprisées par des femmes comme elles.

Elles sont victimes de viols, de grossesses non désirées particulièrement les femmes victimes de troubles mentaux qui, du fait de leur vulnérabilité sont exposées aux infections sexuellement transmissibles(I.S.T) notamment au V.I.H SIDA.

Au niveau des structures de santé, le plateau médical n’a pas pris en compte leur accessibilité sur l’ensemble des outils médicaux allant des tables d’accouchement aux salles d’hospitalisation.

Au niveau économique, la spécificité des femmes handicapées n’a jamais été prise en compte dans l’octroi de crédit aux femmes.
Au niveau social, c’est le grand désastre, elles sont d’abord stigmatisées dans leur propre famille à cause de leur handicap par leurs propres frères et sœurs, bref leurs proches.

Ensuite par la rue ; les infrastructures de base ne prennent pas en compte leur handicap, elles sont régulièrement violées, exploitées, et exposées pour des raisons pécuniaires.
Au niveau politique, elles sont invitées uniquement pour une configuration et aucunes responsabilités politiques ne leur sont confiées.

Bref, les femmes handicapées soufrent, elles souffrent à l’intérieur d’un mouvement féministe galopant.

C’est pourquoi pour mériter notre place dans ce féminisme et vivre dans une société égalitaire, nous demandons désormais que rien ne puissent se faire pour nous sans nous.

Ainsi, nous proposons avec force et détermination de fonder notre inclusion à partir de la démarche du développement local inclusif.
Une démarche qui suppose la prise en compte de nos préoccupations dans toutes les politiques et programmes dont les axes stratégiques appellent notre participation intégrale ; de la conception et l’élaboration des politiques et programmes jusqu’à leur suivi - évaluation.

D’autre part, la préoccupation de l’édification de la paix définitive en Casamance constitue notre pensée quotidienne.

C’est pourquoi, nous avons distingué trois niveaux de résolution.

  • La première est politique et concerne l’état et les autres acteurs du conflit.
  • La deuxième est économique et engage l’état et les partenaires au développement
  • Et enfin la dernière est sociale dans une société ou les femmes sont à la première loge sans mépris, stigmatisation, et négligences quelques soient leur niveau d’étude, leur origine et leur catégorie sociale.

En effet, pour être durable et surtout équitable, la résolution du conflit doit prendre en compte les préoccupations des femmes victimes directes ou indirectes du conflit.

Je veux parler des femmes handicapées, les femmes victimes de mines ainsi que les femmes traumatisées.

Avec seulement les femmes, il y aura toujours des querelles mais il n’y aura jamais de guerre car étant au début et à la fin de la vie.
Par conséquent, ausculter leurs visions et propositions à travers les mouvements féministes de la Casamance et du Sénégal serait bénéfique pour une paix durable.

Nous terminons par prier qu’à la cérémonie du 08 Mars 2014 nous puissions célébrer la fin du conflit en Casamance sous l’égide d’un féminisme émergent a travers les stratégies contenues dans la démarche du développement local inclusif.

Vive les femmes de la Casamance.
Vive les femmes du Sénégal.
Vive les femmes du monde pour un féminisme mondial égalitaire ou les femmes sont valorisées par leur prestance, leur rôles et responsabilités et non par leur statut de femmes ; leur catégorie sociale ; ou aptitude physiologique et anatomique.

Merci de votre aimable attention.
bonne fête a toutes les femmes en situation de handicap du monde.

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