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L’avant dernier jour de la formation Bridge 2019 à Niamey

L'avant dernier jour de la formation Bridge a consacré la première partie de son programme à l'exposé de l'article 16 de la CDPH qui évoque le droit à ne pas être soumis à l'exploitation, à la violence et à la maltraitance.

Un article très important, un des articles central de la CDPH. L’article 16 doit être très connu par les personnes handicapées, il doit de même faire l’objet de formations et de sensibilisation. Aussi, tout acte de violence ou de maltraitance doit être dénoncé et punis.<< Lorsqu’il y a violation ou non respect de cet article, il doit y avoir incontestablement dénonciation et punition>> estime le président de la FNPH Siddo Nouhou Oumarou. Relatant des cas de violence.

le président Siddo s’est souvenu de ce cas : C’est le témoignage d’une mère qui a sauvé de justesse son enfant de la mort. Lorsque les gens autour d’elle ont constaté que son enfant était un enfant handicapé, ils décidèrent de procéder à un rituel habituel leur permettant de tester si oui ou non cet enfant est un des humains. La procédure consistait à placer l’enfant dans un puits sans eaux, d’ y verser ensuite des produits et si l’enfant survivait cette nuit, il sera accueilli dans la société comme ses paires. Dans le cas échéant, (si l’enfant meurt), ce sont les génies qui l’ont récupéré.
Mais ce qui était voilé à tous, c’est que les produits à verser dans le puits étaient du poison. Ce qui fait qu’aucun enfant n’en est jamais sorti. C’est ce jeu malsain qu’a compris la mère de cet enfant qui mettra toute sa vigilance en oeuvre pour fuire avec son enfant qui plus tard aura la passion pour la technologie.

Le second cas porte sur une fille avec paralysie cérébrale qui a été violée par un homme respectable dans son village. La fille est tombée enceinte et l’affaire a éclaté. Les villageois au lieu de protéger la jeune fille, ont préféré la notoriété de leur village et du violeur. Ils ont résolu même de chasser la structure qui voulait porter plainte au nom de la fille. Finalement, l’affaire a été étouffée et la fille est morte suite à cette grossesse. Des témoignages aussi pathétiques les uns que les autres que nous vivons au quotidien dans nos sociétés.

En évoquant ces cas, le président de la FNPH à mis un accent particulier sur la responsabilité des personnes handicapées à dénoncer chaque cas d’exploitation, de violence ou de maltraitance. << C’est l’étape que nous devons franchir, sinon il ne sert à rien de passer des jours dans des hôtels, à faire des ateliers, si nous laissons passer des cas de violence faite à la personne handicapée >> a-t-il souligné .

Notons qu’au cours de cette journée il a été également question des principes généraux de la convention que sont :

  • a) Le respect de la dignité intrinsèque, de l’autonomie individuelle, y compris la liberté de faire ses propres choix, et de l’indépendance des personnes ;
  • b) La non-discrimination ;
  • c) La participation et l’intégration pleines et effectives à la société ;
  • d) Le respect de la différence et l’acceptation des personnes handicapées comme
  • faisant partie de la diversité humaine et de l’humanité ;
  • e L’égalité des chances ;
  • f) L’accessibilité ;
  • g) L’égalité entre les hommes et les femmes ;
  • h) Le respect du développement des capacités de l’enfant handicapé et le respect du droit des enfants handicapés à préserver leur identité.
    Des principes ayant fait l’objet d’ exposés et d’échanges entre participants et facilitateurs.

Bissoundi Zeinabou pour la FNPH.

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